Les Écologistes de la Sarthe répondent à l'action de la Coordination rurale

Ce vendredi 1er août, le siège départemental des Écologistes, « la Maison Verte », a été dégradé par des membres de la Coordination rurale : banderole, autocollants sur les façades, tag sur la voirie … « Nous dénonçons ce mode d’action » déclare Samuel Guy, conseiller départemental et porte-parole des Écologistes en Sarthe.
Sur la forme « nous sommes partisan·e·s d’un dialogue avec tous les acteurs du territoire » commente Pierre Carret, agriculteur et également porte-parole du mouvement écologiste. Conscients du contexte agricole difficile, Les Écologistes ne partagent pas les choix techniques de la Coordination rurale, mais « nous sommes contactables par des moyens simples, le téléphone, par exemple, pour échanger ».

Sur le fond, il convient aussi de recontextualiser les propos de Sandrine Rousseau, largement tronqués par les médias et les réseaux sociaux. La députée écologiste a pourtant pris soin de préciser que « la rentabilité de l'agriculture par des produits chimiques au détriment des sols, de la biodiversité et de notre santé, ce n'est pas de la rentabilité en fait ».
Cet épisode est l’occasion de rappeler la mobilisation inédite face à la loi Duplomb, avec plusieurs pétitions, la plus importante réunissant plus de 2 millions de signatures, signe que les Français·es souhaitent des alternatives aux solutions de l’agrochimie. De nombreux chercheurs dénoncent la réintroduction des néonicotinoïdes, toxiques et interdits en France. Le Conseil national de l’Ordre des médecins également « le doute n’est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs : troubles neuro-développementaux, cancers pédiatriques, maladies chroniques. Ces alertes ne peuvent être ignorées. ».
La loi Duplomb n’offre aucune garantie pour la souveraineté alimentaire, des prix rémunérateurs ou l’exception agriculturale. Au contraire, elle enferme l’agriculture dans une dépendance aux pesticides et leur coût financier, environnemental et sanitaire. Elle ne favorise ni une meilleure répartition de la valeur ajoutée, ni un meilleur revenu agricole.Samuel Guy
Nous soutenons les pratiques agricoles écologiques, et nous demandons que la loi et une fiscalité adaptée permettent à tou·te·s celles et ceux qui le souhaitent de s’engager dans une agriculture rentable mais sans sacrifier l'environnement et la santé publique au nom de la rentabilité.