Julie Laernoes interroge le gouvernement sur l'avenir des écoles élémentaires dites « orphelines »

Julie Laernoes, députée de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique, interroge le gouvernement sur le devenir des écoles orphelines, notamment en Loire-Atlantique où elles sont une cinquantaine.

Julie Laernoes attire l’attention de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’avenir des écoles élémentaires dites « orphelines » et leur absence de considération pour l’obtention de leur qualification en Réseau d’éducation prioritaire, REP ou REP+. Ces écoles maternelles et élémentaires affichent des indices de position sociale (ISP) inférieurs à 85 ou à 75. Elles pourraient ainsi bénéficier des moyens supplémentaires attribués aux établissements en réseau d’éducation prioritaire, mais en sont exclues, parce que leur collège de rattachement n’est pas dans le réseau. Sur sa circonscription, l’école Pauline Rolland à Rezé se trouve dans cette situation. Sur le seul département de Loire-Atlantique, une cinquantaine d’établissements sont concernés.

Si l’école républicaine veut de nouveau créer un ascenseur social, il faut sortir des logiques purement comptables. Il y a urgence à construire une réforme de la politique de l’éducation nationale qui se base sur davantage de justice sociale, en prenant notamment appui sur les données des IPS. Cela pourrait empêcher que des écoles élémentaires « orphelines » ne se retrouvent victimes de leur position et leur permettrait, lorsque c’est nécessaire, d’obtenir leur entrée au sein du réseau d’éducation prioritaire, qu’importe le collège de rattachement.

Parce que l’école est le lieu de l’apprentissage de la vie en société, qu’elle est un lieu de sociabilisation et de mixité essentiel et parce que les professeurs en sous-effectifs rencontrent de grandes difficultés à effectuer correctement leur travail, un changement semble indispensable, non seulement pour l’école Pauline Rolland, mais aussi pour toutes les écoles « orphelines » de quartiers populaires, victimes d’une carte de rattachement. En conséquence, elle lui demande si elle compte modifier l’accessibilité du statut REP ou REP+ en le basant sur l’IPS et sans modifier les rattachements aux collèges, dans un objectif de mixité sociale et de réussite républicaine.

Voir la question sur le site de l’Assemblée nationale

Si l'école républicaine veut de nouveau créer un ascenseur social, il faut sortir des logiques purement comptables. Ma question écrite sur le sort des écoles orphelines et leur absence de considération pour l'obtention de leur qualification REP ou REP+ ⤵️ www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/quest...

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— Julie Laernoes (@julielaernoes.bsky.social) 2 avril 2025 à 10:18